24 août 2008 : Premier départ. Premiers pleurs. Ils* sont [presque] tous là. Elle* est là. Ma maman d'amour. Ca y est c'est l'heure d'embarquer. Je pleure et je ne m'arrête plus. Malgré la présence de N., je n'ai pas honte de pleurer. Cette sensation est horrible. Tu quittes ta famille, tes ami(e)s, tes 30° pour aller vers l'inconnu. L'inconnu c'est Toulouse. Dans le terminal, tu continues à pleurer malgré la présence d'un pote à toi (qui lui est habitué aux départs). L'avion quitte le sol réunionnais. Ca y est c'est terminé. T'y es pour de vrai maintenant, impossible de faire marche arrière. T'essayes de retrouver ton pote dans l'avion histoire de ne pas rester trop seule (c'est pas bon dans ces contextes là). Tu le retrouves, tu papotes un peu avec lui et tu te vois contrainte de retourner à ta place et à attacher ta ceinture car "nous traversons une zone de turbulence". Tu n'as plus le sourire que t'as d'habitude quand tu prends l'avion. Tu n'as pas éclaté de rire au début lorsque l'hôtesse te fait la démonstration en cas de problème parce que tu n'as pas eu le temps de penser au spectacle de Gad Elmaleh mais tu pensais simplement à la vie que tu étais en train de quitter. T'arrives à Paris Orly le lendemain matin tu sors de l'avion en première. T'appelles ton pote histoire de ne pas récupérer tes bagages toute seule. Pas de réponse. Tu le retrouves enfin et il attend avec toi que ta cousine vienne te chercher. Sympa. Elle arrive. Tu es contente de la voir. Direction Orléans. T'y restes une semaine. Puis, la vie solitaire commence. Un soir on te met dans un corail de nuit direction Toulouse. Tu galères avec tes 50 kilos de bagages d'autant plus que tu t'es trompée de wagon car c'est la première fois que tu prends un train où on te donne un numéro de voiture. Résultat : tu transpires comme un cochon quand t'as trouvé ta place parce que t'as remonté 40 voitures en tirant 50 kilos de bagage. Tu essayes de dormir, mais t'y arrives pas, à cause des ronflements certes mais surtout à cause du fait que tu sais que tu es totalement SEULE désormais et que tu ne pourras compter que sur toi même.
Arrivée à Toulouse, une amie (de la Réunion) dévouée K. vient te chercher. Puis une autre chez qui tu dormiras et qui t'accompagnera récupérer les clés de ta prison. Prison dans laquelle tu as tellement pleurer. Oui car avoir 9m² pour vivre c'est horrible. Et un soir, c'est le gros coup de blues. Tu déranges ta maman à 3h du matin pour pleurer au téléphone. Elle essaye de te rassurer mais rien y fait tu continues à verser toutes les larmes de ton corps. Demain tu vas à Paris histoire de retrouver un peu tes camarades. Mais t'y penses même pas tu pleures tu pleures et tu continues à pleurer. Ta maman te manque, tes potes aussi. Le lendemain, ça va mieux. T'es dans le train direction Paris et tu bavardes un peu avec ta voisine, Joah. T'es pressée d'arriver à Paris parce que t'en as marre d'être toute seule. T'arrives et c'est parti pour une semaine où normalement tu ne devrais pas pleurer parce que t'es pas toute seule. Malheureusement la semaine passe vite, très vite. Tu reviens sur Toulouse, le lendemain c'est la rentrée. Mouais. Sans plus l'école. Tu te dis que tu dois vite retrouver un club de basket parce que c'est certainement pas dans ton école que tu vas t'éclater. Alors t'en trouves un et tu décides d'aller t'entraîner un soir. Tu te perds -forcément- mais tu finis par trouver. A la maison du basket, l'Astro Basket Club. T'es pas convaincue mais tu restes quand même. Clémentine Sophie Laurianne et Delphine étaient là. Tu reviens la semaine d'après : Julie [l'énervée quotidienne :D <3] Nabila Emilie et Marine. Les semaines passent, tu te plais dans ton nouveau club. C'est chouette. Les semaines passent encore et une bonne nouvelle, tu pourras bientôt déménager dans un 18m². Les semaines passent encore, tiens t'as des potes de Paris qui viennent à Toulouse et tu passes un super bon week end. Des petites choses qui font que tu t'habitues de plus en plus à ta nouvelle vie. Les semaines passent toujours et c'est ton anniversaire. Tu vas à Paris et comme d'habitude t'es contente de ne pas te retrouver seule. Ils sont là et c'est bien [marrant]
Puis tu trouves que tu t'entraînes peut être pas assez. Tu décides donc de faire DEUX entraînements. Celui de l'équipe 1 et celui de l'équipe 2. Externalité positive : tu rencontres plus de gens
Et un beau jour tu te dis qu'elle est pas si mal la vie que t'as ici et que t'as tout de même pris plusieurs mois avant de t'y faire mais que la Réunion (et tout ce qui va avec : vous*) reste et restera dans ton coeur. Tu songes même à.. oups. Rien ne glissera de mes dents.
Et tu sais que tes vrais amis pensent à toi et te le prouvent par envoi de lettres ou même de colis (merci Val') ou même sur MSN, des petits trucs qui te montrent qu'ils ne t'oublient pas et ça fait plaisir.
Cela fait un bon moment que j'ai abandonné mon blog. Mais aujourd'hui je vais mieux, donc mon blog reprend vie.
Pix : Astro *
De gauche à droite (en haut) : Zaidou, Camille, Anaïs, Moi, Emilie, Cécile, Céline, Elodie, Cathy
De gauche à droite (en bas) : Jeanne, Mélodie, Dounia, Virginie, Mélanie, Laura